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Partenariat Inter Etats Afrique du Nord et Moyen-Orient

Description
L’Organisation Internationale de la Francophonie s’est engagée depuis 1999 dans un programme d’appui au développement des politiques nationales de formation professionnelle et technique. Le programme FPT, qui s’est déployé, région par région, concerne l’ensemble des pays de la Francophonie et vise à accompagner les initiatives des états dans la conception et la mise en œuvre de leurs politiques nationales, notamment dans les domaines suivants :

·         la revalorisation de la formation professionnelle et technique ;

·         l’adaptation de l’offre de formation au contexte socio-économique et au marché de l’emploi ;

·         le développement et la mise en œuvre de programmes fondés sur les compétences ;

·         l’émergence et le développement de systèmes de formation continue ;

·         l’autonomie des établissements de formation.

L’OIF prend ainsi en compte les conclusions des Assises de Bamako (mai 1998) en suscitant d’une part, des mécanismes adaptés et souples de concertation politique, de coordination, d’échanges d’information et de documentation, et d’autre part en organisant des tables rondes pour le financement du développement de la formation professionnelle et technique. Une stratégie de concertation et d’échanges est mise en œuvre à l’échelle régionale pour appuyer les politiques nationales de formation professionnelle et technique. Cette stratégie comprend deux composantes :

·         un dispositif régional de partenariat inter-états dans chacune des six régions de la Francophonie ;

·         le développement de l’ingénierie de systèmes de formation professionnelle et technique.

Ce programme qui est ainsi clairement orienté vers l’appui au développement des politiques nationales de formation professionnelle et technique prend en compte les conclusions et recommandations du 2ème congrès de l’UNESCO pour la formation tout au long de la vie, tenu à Séoul en avril 1999, ainsi que certaines conclusions des états généraux de l’enseignement du français en Afrique francophone subsaharienne, tenus à Libreville en mars 2003, relatives à la place du français dans l’insertion socioprofessionnelle des jeunes. Il entend enfin, intégrer et prolonger, au profit du développement de la formation professionnelle et technique, les enseignements des tables rondes préparatoires au Symposium sur l’accès aux financements internationaux que l’Agence a organisé en septembre 2003.

1. Situation générale du dispositif régional

La région Afrique du Nord et Moyen-Orient compte six pays : Djibouti, Egypte, Liban, Maroc, Mauritanie et Tunisie.

En Mauritanie

Au lendemain de l’indépendance (1960) furent créées les premières structures du dispositif de FPT mauritanien. Au milieu des années 1980 et jusqu’à la fin des années 1990, le dispositif a connu une extension portant le nombre des établissements de formation publics à 20 établissements. Avec l’essor qu’a connu l’économie du pays, le dispositif est engagé depuis une dizaine d’années dans une reforme qui a permis d’unifier son cadre réglementaire, de doter les établissements de formation de l’autonomie administrative et financière et de jeter les bases de concertation avec les organisations du secteur privé.

Cette reforme se poursuit aujourd’hui dans le cadre du Programme National de développement du secteur éducatif qui constitue l’instrument de mise en œuvre des politiques du gouvernement en direction du secteur.

Ce programme vise, pour la FPT, à rendre le dispositif en mesure de répondre aux besoins en main d’œuvre qualifiée de l’économie nationale et à contribuer à l’insertion professionnelle des jeunes. Plusieurs actions ont déjà été réalisées dans ce cadre : la création de l’Institut national de Promotion de la FTP (INAP-FTP), structure chargée de l’ingénierie du dispositif, la création d’un Fonds Autonome (FAP-FTP) prenant en charge le financement partiel des actions de formation répondant à une demande de l’entreprise, la réalisation d’études sectorielles pour l’identification des besoins des principaux secteurs économiques (industrie et mines, bâtiment et travaux publics, agriculture et élevage, hôtellerie et tourisme, métiers de bureaux, informel urbain), l’écriture de plus de 20 programmes de formation suivant l’approche par les compétences. Une action d’envergure est aujourd’hui lancée pour implanter une démarche qualité au sein de 8 établissements de formation pilotes et expérimenter les nouveaux programmes de formation. Malgré ces réalisations, le dispositif demeure confronté à plusieurs difficultés dont notamment : la faiblesse des capacité d’accueil, l’insuffisance de la qualité, l’absence d’un mécanisme permanent de formation des formateurs et des personnels d’encadrement, les besoins de renforcement des liens avec les secteurs productif, notamment le secteur informel, en particulier à travers le développement d’un large dispositif d’apprentissage.

Une mise à jour de la stratégie nationale en FPT est en cours de lancement pour prendre en compte les défis que posent pour le dispositif le début de l’exploitation du pétrole, d’une part, et les nombres importants de jeunes qui abandonnent annuellement le système éducatif pour se présenter sur le marché de l’emploi sans qualification, d’autre part.

En Tunisie

Dans un contexte de mondialisation, la formation professionnelle joue un rôle stratégique dans l’amélioration de la compétitivité des entreprises et constitue donc un facteur déterminant d’employabilité des jeunes et de mobilité des adultes.

à cet effet la formation professionnelle en Tunisie a bénéficié d’une stratégie de développement pour la période 1997-2005, qui a placé la satisfaction de la demande de l’économie en qualifications à la base de toute la politique de formation. ( Stratégie de mise à niveau de la formation professionnelle et de l’emploi: MANFORME )

Le « référentiel métier» qui définit, en termes de compétences, les exigences d’un emploi donné  constitue la clef de voûte de la mise en œuvre du programme MANFORME.

Une méthodologie rigoureuse permet ensuite de traduire ces compétences en programme de formation.

164 programmes de formation élaborés selon l’approche par compétences et couvrant autant de spécialités sont actuellement à la disposition de cent trente (130) centres de formation professionnelle publics.

Le mode de « formation avec l’entreprise », parce que favorisant l’insertion et garantissant une relation étroite et continue entre la formation et les besoins de l’économie,  a été retenu comme mode de formation dominant, intégrant une démarche qualité dans tous les processus de mise en œuvre.

Un effort particulier a été porté à la promotion du travail indépendant  par la formation des jeunes aux compétences entrepreneuriales.

Cette stratégie a induit  des changements majeurs dans la manière de concevoir, de gérer et de sanctionner les formations et s’est traduite par une amélioration sensible du rendement du dispositif : 

§                 Un partenariat profond et diversifié a été initié avec les organisations professionnelles ;

§                 la capacité d’accueil, de l’ensemble du dispositif public s’est développée grâce notamment à l’extension de la formation avec l’entreprise Ceci a permis de quintupler en l’espace de dix ans (de 1995 à 2005) le flux des nouveaux inscrits dans ce dispositif, celui des sortants ainsi que l’effectif des jeunes en cours de formation.

Nouveaux inscrits Diplômés
1995 7 850 4 000
2005 41 500* 21 000*

    *  35 % de filles

§                 A l’instar de la formation initiale, la formation continue a bénéficié d’une attention particulière. Fin de 2005, les actions de formation continue ont profité à plus de 140000 employés provenant de 4 000 entreprises.

§                 Une équipe de méthodologues est actuellement opérationnelle dans le centre national de formation de formateurs et d’ingénierie de formation pour élaborer les programmes de formation et porter l’assistance nécessaire à leur mise en œuvre dans les centres de formation professionnelle publics et privés.

Au Maroc

La charte Nationale d’éducation et de Formation a consacré la formation professionnelle en tant que levier pour la satisfaction des besoins en compétences des entreprises d’une part, et pour la promotion de l’emploi des jeunes et l’amélioration de l’employabilité des travailleurs, d’autre part, et la décennie 2000-2010 a été déclarée décennie nationale de l’éducation et de la formation.

Dans ce cadre, le Département chargé de la Formation Professionnelle a élaboré une stratégie pour le développement du secteur, dont les principaux axes et objectifs à atteindre, à moyen terme, se présentent comme suit : 

–          Le développement et mise à niveau de l’appareil de formation, dont les objectifs globaux des stagiaires, tous modes de formation confondus, passeront de 194.400 au titre de 2004/2005 à 310.000 en 2010/2011. Les effectifs des lauréats passeront de 91.000 diplômés en 2004 à 175.000 en 2010.

–          L’extension de la formation alternée dans l’objectif de faire bénéficier de ce mode de formation 30.000 stagiaires dans le secteur public de formation professionnelle à l’horizon 2010/2011, contre 17.000 en 2004/2005.

–          Le développement de la formation par apprentissage, dans la perspective de faire bénéficier de ce mode de formation 50.000 jeunes en 2010/2011, contre 65.800 en 2004/2005.

–          La mise à niveau de la promotion du secteur de la formation professionnelle privée pour accueillir 80 000 stagiaires en 2010/2011, contre 65 800 en 2004/2005.

–          La consolidation des mécanismes mis en place pour le développement de la formation en cours d’emploi, dans l’objectif de faire bénéficier annuellement 30% des salariés déclarés à la CNSS des actions de formation continue à l’horizon 2010, contre 16% en 2002.

–          La mise à niveau des ressources formatives humaines et pédagogiques, notamment par la valorisation du vécu professionnel des formateurs afin de constituer progressivement un corps ayant le vécu et la culture d’entreprise et l’adoption de l’approche par compétences dans la gestion du système de le formation professionnelle.

Il est à noter que la stratégie adoptée repose sur une implication des professionnels dans la planification et la gestion du système et sur une politique d’ouverture et de partenariat dynamique associant les pouvoirs publics, les chambres et associations professionnelles, les partenaires sociaux, les ONG, etc.

A Djibouti

Les éléments de politique FPT sont inclus dans le programme national de développement de l’éducation. De plus, djibouti a créé un « Comité national Emploi Formation » qui a pour mission d’assurer une meilleure adéquation entre les emplois et la formation. Les ressources financières de l’état consacrées à la formation professionnelle et technique sont insuffisantes, mais le cadre réglementaire permet aux centres de formation de générer leurs propres ressources en facturant des formations continues ou en proposant des consultations (par le biais d’un système d’associations de centres de FPT).

L’insertion des jeunes diplômés de la formation professionnelle et technique sur le marché du travail souffre des difficultés économiques du pays et du manque d’encadrement. Par ailleurs, la capacité d’accueil des centres de FPT est insuffisante dans les secteurs de la pêche, de la maintenance informatique et du génie civil, du génie électrique et mécanique, et des filières du froid. La capacité du secteur informel à améliorer la qualité de ses produits ou de ses services est insuffisante. De plus, par manque de personnes compétentes, d’outils et de méthode, l’observatoire de l’emploi localisé au sein du Ministère de l’emploi et de la solidarité ne remplit pas son rôle. Le manque de moyens financiers s’ajoute aux difficultés précédentes et n’autorise pas Djibouti à adopter une stratégie de révision des programmes d’études selon la méthode de l’approche par compétences.

Au Liban

Les deux tiers des étudiants en formation professionnelle et technique suivent leur formation dans des écoles privées, qui délivrent des diplômes d’état. Malgré cette situation, la coordination est faible entre les ministères, qui se chargent de la rédaction des programmes et les acteurs du secteur privé, qui délivrent l’essentiel de la formation professionnelle et technique.

  Activités
Le partenariat inter-états ANMO a débuté en janvier 2001 avec le séminaire transnational de concertation et d’échanges de Beyrouth. En préparation de ce séminaire, les pays de la région ont été invités à répondre à un questionnaire permettant d’établir un état des lieux de leurs systèmes de formation professionnelle. A partir de la synthèse de cette enquête rendue disponible à l’ouverture du séminaire, les représentants des pays de la région ont travaillé sur les quatre thèmes du cadre de référence qui structure l’ingénierie de la formation professionnelle et technique :1)      Orientations, politiques et structures gouvernementales

2)      Gestion centrale de la formation

3)      Développement des programmes d’études

4)      Mise en œuvre locale de la formation.

Le travail de réflexion et d’échanges effectué pendant le séminaire a conduit à définir un certain nombre de priorités régionales en rapport avec le développement de la FPT dans chacun des pays. De ces priorités, le groupe des répondants nationaux a finalement retenu trois projets de partenariat à mettre en œuvre. La rédaction des termes de référence et du programme de travail de ces activités a été confiée aux pays qui ont souhaité être pilotes de ces activités :

Activité 1 : renforcement ou création d’un observatoire de l’emploi et de la formation. pays pilote : Tunisie
Activité 2 : mise en œuvre de l’approche par compétences. pays pilote : Tunisie
Activité 3 : examen du concept des centres d’excellence de formation professionnelle et technique. pays pilote : Maroc

Tunis, février 2002

Poursuivant cette démarche de partenariat régional, l’AIF a organisé, de concert avec les autorités tunisiennes, une rencontre des répondants nationaux des six pays de la région. Cette rencontre a eu pour objet de prendre connaissance et d’analyser les propositions des pays pilotes de chacune des trois activités de partenariat inter-états. Forts des remarques et des recommandations formulées par les participants, les représentants des pays pilotes devaient reformuler les projets proposés et les diffuser aux participants dans les semaines suivantes avec une confirmation du calendrier de mise en œuvre.

Québec, octobre 2002

Quelques-unes des personnes associées au projet de partenariat de la région (répondants nationaux, chargés de projet et experts du pool), ont profité d’une rencontre des experts du pool multilatéral francophone de l’Agence tenue à Québec, pour préciser davantage les tâches à accomplir et établir le profil des personnes les mieux placées pour les réaliser. Malgré ce nouvel effort, des difficultés de communication et des changements d’affectation de certains acteurs du projet ont empêché la réalisation des activités.

Beyrouth, mars 2003

En mars 2003, l’AIF et les autorités du Liban ont organisé conjointement une nouvelle rencontre des répondants nationaux à Beyrouth, dont l’objectif était double : déployer sur la région les nouveaux outils de communication et d’échanges de la base des savoirs francophones (BSF) et faire l’analyse des difficultés de fonctionnement vécues par le projet régional et tenter d’y apporter des solutions.

Lors cette réunion, les participants ont établi un document détaillé de présentation de chacune des activité de partenariat inter-états et rédigé un projet d’accord cadre de coopération régionale. En effet, on escomptait que la signature d’un tel accord par les ministres en charge de la formation professionnelle et technique des pays de la région permettrait une meilleure appropriation du projet par les gouvernements.

Tunis-Le Caire, décembre 2003

En décembre 2003, un groupe d’experts tunisiens ont enfin pu finaliser avec l’assistance de quelques membres du comité de suivi en mission en Tunisie l’organisation et la programmation de l’activité portant sur l’implantation de l’APC.

Les membres du comité de suivi se sont ensuite déplacés au Caire pour y rencontrer le répondant national et faire une présentation du projet de l’AIF aux autorités égyptiennes. Ils en ont profité pour effectuer la visite d’un établissement type de formation professionnelle et rencontrer d’éventuels membres de l’équipe nationale égyptienne. Malheureusement cette visite n’a pas permis d’établir des contacts aussi fructueux que souhaité auprès des différents ministères impliqués dans la formation professionnelle et technique. Il faut ajouter à cela la difficulté de trouver en égypte des correspondants francophones responsables de la FPT et aussi que depuis, le répondant national de l’égypte, M. Hosseiny, a pris sa retraite et n’a pas été remplacé.

Tunis, février 2004

En février 2004, une première activité de partenariat a enfin pu être tenue à Tunis. Il s’agissait de présenter l’expérience tunisienne d’implantation de l’approche par compétences (APC).  Riche en enseignement sur les difficultés d’implantation de l’APC et les défis que le projet génère, cette rencontre qui a réuni plus d’une trentaine d’experts tunisiens, du ministère, du CENAFFIF et des établissements de formation, a constitué, aux dires même des intéressés, un grand moment d’échange et de partage entre les acteurs tunisiens de la FPT qui avaient eu finalement peu d’occasion de faire le point sur leur expérience. Les représentants des cinq autres pays de la région participant à la rencontre ont non seulement pu profiter des enseignements apportés par l’expérience tunisienne, ils ont aussi eu l’occasion de faire part au groupe de l’état d’avancement du dossier dans leur pays respectif de même que des orientations de leur ministère sur le sujet et même, dans certains cas, de témoigner d’expériences concrètes.

Profitant de la tenue de cette activité de partenariat à Tunis, l’AIF y a invité les membres du groupe de liaison (répondants nationaux et chargés d’activité) à venir y discuter une fois de plus des orientations du programme de l’AIF en rapport aux besoins spécifiques de la région et de l’organisation effective des deux prochaines activités. Les fiches d’activité ont été révisées en conséquence, des comités de pilotage ont été formés et les activités ont été programmées. Malheureusement, à ce jour, les deux autres activités de partenariat retenues au séminaire de Beyrouth de janvier 2001 n’ont toujours pas eu lieu.

Formation d’équipes nationales

En octobre 2004, l’AIF a réuni à Paris les coordinateurs des équipes de suivi et quelques membres du pool multilatéral pour lancer une opération visant à consolider le dispositif de partenariat en renforçant sa base nationale. Au stade actuel de développement du projet, l’AIF a engagé une démarche de réinvestissement des équipes nationales dans l’objectif du programme. Cette démarche implique une meilleure utilisation de la Base des savoirs francophones et un rôle accru des équipes de suivi régional des dispositifs de partenariat. La démarche proposée vise entre autres  un meilleur positionnement de l’équipe nationale dans le système FPT national. La démarche de réinvestissement des équipes nationales dans le programme est principalement confiée aux équipes de suivi régional, dans une perspective de mise en projet des équipes nationales, alors que la programmation de l’Agence prévoyait des sessions avec les équipes nationales centrées sur les seuls outils Internet de la Base des savoirs francophones. Cette rencontre réunissant quelques membres des comités de suivi a permis de formuler les principaux objectifs des rencontres qui devraient être tenues dans chacun des pays, soit :

·         La mise en place et/ou la stabilisation, dans chaque pays, d’une équipe nationale de 10 à 15 personnes ressources du système FPT :

o        qui contribuent à l’élaboration et/ou à la mise en œuvre des stratégies nationales de formation professionnelle et technique

o        qui souhaitent être en contact avec une expérience et une expertise internationales francophones pour confronter la démarche nationale et recevoir des connaissances, des avis et des conseils.

·         La prise en charge par les équipes de suivi régional de missions particulières auprès des équipes nationales pour :

o        faciliter la définition d’un projet national intégré dans le dispositif de partenariat inter-états traduisant les attentes nationales en actions régionales ;

o        mettre en projet chaque équipe nationale, dans le cadre des dispositifs de partenariat inter états, sur des sujets directement liés aux plans d’action nationaux, à court et moyen terme, ce qui implique d’apprécier la pertinence des activités de partenariat en cours, et le cas échéant, d’y porter remède ;

o        positionner les moyens du programme d’appui de l’Agence dans cette dynamique d’action nationale (ressources humaines, contenus et méthodes, outils collaboratifs et documentaires de la Base des savoirs francophones).

Nouakchott, mars 2005

La Mauritanie fut le premier pays à s’inscrire dans cette nouvelle stratégie préconisée par le Comité exécutif du projet qui consiste à procéder à la rencontre sur leur terrain de l’ensemble des membres de l’équipe nationale de chaque pays afin, d’abord de bien les informer sur les objectifs du projet et les moyens mis à leur disposition par l’AIF, et de définir avec eux les termes d’un projet national de concertation et d’échanges et les modes d’action de l’équipe nationale qui y est associée. Cette rencontre a débouché sur la rédaction de deux projets d’activité répondant aux besoins spécifiques de la Mauritanie. Il s’agit d’une assistance technique en vue de l’actualisation de la Stratégie nationale de FTP et d’une formation sur  la conception d’un projet d’établissement.

Raris, Décembre 2005

Dans le cadre du dispositif inter-états  du programme FTP de l’OIF,  s’est tenue à Paris, du 19 au 21 décembre 2005, une réunion du Groupe de liaison pour la région Afrique du Nord et Moyen-Orient. Cette réunion, qui a rassemblé les répondants nationaux de Djibouti, du Liban, de Mauritanie, du Maroc et de Tunisie ainsi que trois membres de l’équipe de suivi et le responsable du projet de l’OIF, a permis d’arrêter la programmation 2006 des activités de partenariat inter-états pour la région ANMO et de fixer les modalités de leur mise en œuvre au regard de la programmation de l’OIF pour 2006 – 2009.

Orientations et projets

1)      Les pays sont convenus de l’opportunité de tenir une conférence ministérielle régionale en 2006 (les dates du 10-11 juillet sont fixées comme cible) et ils ont retenu un thème porteur pour cette conférence soit «La formation professionnelle, un outil pour favoriser l’insertion des jeunes déscolarisés».

Cette conférence ministérielle devrait se conclure par la signature d’une Convention cadre de partenariat régional.

2)      En vue de la préparation de cette conférence ministérielle, le groupe de liaison convient de tenir une rencontre thématique en mars 2006 (9-15 mars). Cette rencontre permettra aux experts des différents pays de produire un document d’orientations à présenter aux ministres lors de la conférence. Les documents «pays» présenteront le contexte national de cette problématique (démographie, population concernée, durée de vie scolaire, taux d’insertion selon l’âge, le genre, le milieu de vie, etc.) ainsi que les stratégies nationales mises en place, s’il y a lieu, pour tenter de la résoudre.

3)      Les répondants nationaux ont analysé les quatre fiches d’activité existantes et ils en ont retenu trois pour lesquelles ils ont convenu de constituer dès maintenant des comités de pilotage. Les activités retenues sont donc :

a.       Observation de l’emploi et de la formation

b.      Actualisation de la stratégie nationale de la FPT en Mauritanie

c.       Le projet d’établissement, un instrument de pilotage et de régulation

4)      Sur recommandation du répondant national marocain, la proposition d’activité portant sur les Centres d’excellence du Maroc a été abandonnée et remplacée par une autre activité.

5)      Les RN ont donc conçu une nouvelle activité à partir d’une proposition initiale du Maroc désireuse de partager son expérience d’un système d’apprentissage destiné aux jeunes déscolarisés. La Tunisie pourrait présenter sa propre expérience d’écoles de métiers destinées à des jeunes de moins de 15 ans qui n’ont jamais pu terminer l’école de base.

L’activité pourrait  s’intituler «Développement des compétences des jeunes déscolarisés à travers la formation professionnelle»

A l’issue de cette rencontre, les répondants nationaux ont convenu de tenir en juillet 2006, une Conférence Ministérielle Régionale qui devrait se conclure par la signature d’une Convention Cadre de Partenariat Régional. Ils ont retenu comme thème de réflexion pour cette conférence «La formation professionnelle, un outil pour favoriser l’insertion des jeunes déscolarisés».

Paris Février 2006

Réunion préparatoire de l’atelier sur «La formation professionnelle, un outil pour favoriser l’insertion des jeunes déscolarisés», qui se tiendra à Beyrouth du 13 au 17 mars 2006. Il s’agit de préciser les champs thématiques et les termes de référence de l’atelier et d’organiser le travail de l’équipe qui animera l’atelier.

Objectifs spécifiques

  • Préciser les enjeux et les attentes des pays par rapport au thème à développer ;
  • Définir les sujets de la thématique qui seront présentés dans le Document d’Orientation et les problématiques à privilégier par les équipes nationales dans l’élaboration des Etats des lieux Pays, par exemple : (i) Quelles stratégies les systèmes de FPT ont-ils établis pour les déscolarisés du milieu rural et/ou du milieu urbain ? (ii) Quels modes de gestion, de pilotage et de financement ont-ils été mis en place ? (iii) Quels connaissances et/ou rapports existent-ils entre le système de FPT et les acteurs de dispositifs de formation non formels et informels ? (iii) Quelles stratégies d’alphabétisation fonctionnelle les pays ont-ils mises en place ?
  • Elaborer le canevas du Document d’Orientation qui devra être travaillé lors de l’atelier thématique «FPT et insertion des jeunes déscolarisés» ;
  • Préparer les TDR de l’atelier thématique «FPT et insertion des jeunes déscolarisés ».

Beyrouth Mai 2006

Réunion  à Beyrouth, du 2 au 6 mai 2006 du groupe de travail, chargé de préparer la conférence ministérielle qui se tiendra à Rabat en juillet 2006 sur le thème de  «La formation professionnelle, un outil pour favoriser l’insertion des jeunes déscolarisés»

Objectifs spécifiques

  • Finaliser et exploiter les documents pays harmonisés ;
  • Rédiger un document d’orientation sur « La formation professionnelle, un outil pour favoriser l’insertion des jeunes déscolarisés »
  • Finaliser le projet de convention-cadre, projet soumis aux ministres pour signature lors de la conférence
  • Organiser la conférence ministérielle : TDR, documents à diffuser, cahier des charges, logistique

Rabat juillet 2006

Du 6 au 12 juillet 2006, dans les locaux du Secrétariat d’état Chargé de la Formation Professionnelle du Royaume du Maroc à Rabat, s’est tenue une réunion du Groupe de liaison pour la région Afrique du Nord et Moyen-Orient. La réunion a rassemblé les répondants nationaux de Djibouti, du Liban, de Mauritanie, du Maroc et de Tunisie ainsi que trois membres de l’équipe de suivi et le responsable du projet de l’OIF. L’égypte n’était pas représentée. La réunion était animée et modérée conjointement par le responsable du projet à l’OIF, M. Hervé Teisseire, et le répondant national du Maroc, M. Mohamed Salhi, l’hôte de la réunion. Trois personnes ressources issues du pool multilatéral francophone soit Denis Laroche (Canada/Québec), Michel Carrière (France) et Serge Côté (Canada/Québec) accompagnaient le processus.

La réunion du groupe de liaison à Rabat, en marge de la Conférence ministérielle, visait à assurer les derniers préparatifs de la Conférence des ministres chargés de la Formation professionnelle des pays de la région, à en assurer le soutien technique et logistique et bien sûr à assurer la prise en charge et le suivi des orientations ministérielles.

Points forts et points faibles du dispositif régional

Plusieurs  points forts ont été mis en exergue lors des dernières réunions:

·      la pertinence des activités de partenariat retenues et la qualité des fiches décrivant les termes de référence ;

·      l’excellente participation de chacun des pays à l’ensemble des activités tenues jusqu’ici ;

·      la disponibilité récente des outils de communication de la base des savoirs francophone (BSF) ;

·      la qualité des personnes et leur intérêt manifeste pour le projet de partenariat régional (participation active) ;

Le tableau du taux de participation aux rencontres du groupe de liaison ci-après démontre bien que l’intérêt des autres pays ne manque pas. En effet, si on ne considère pas la rencontre informelle de Québec, il y a eu très peu d’absence aux différentes réunions et les comptes rendus réalisés attestent du sérieux du travail accompli à chacun de ces moments forts du projet.

Par ailleurs, cinq experts de la région ont rejoint le pool multilatéral de personnes ressources de l’Agence. Il s’agit de :

·         M. Fayçal HAMDAN (Liban) : expert contenu et BSF

·         M. Ahmed MEDIMAGH (Tunisie) : expert contenu

·         M. Fayçal Hamar (Tunisie) : expert contenu

·         M. Moncef Chékir (Tunisie) : expert contenu

·         M. Mohamed Melaïnine Ould Eyih (Mauritanie), expert contenu

Tableau récapitulatif de la participation des pays de la région au dispositif

Lieu, Date, Objet Djibouti égypte Liban Maroc Mauritanie Tunisie équipe
de suivi
Bruxelles (Belgique),
septembre 2002Préparation
X X X X X X
Beyrouth (Liban),
janvier 2001Séminaire transnational
X X X X X X X
Tunis (Tunisie),
février 2002Groupe de liaison
X X X X X X X
Québec (Canada),
octobre 2002Réunion informelle
X X X
Beyrouth (Liban),
mars 2003Groupe de liaison
X X X X X
TunisFévrier 2004 x x x x x x
Paris
Décembre 2006
x x x x x X
ParisFévrier 2006 X X X X X
Byrouth Mai 2006 x X X X X X
Rabat Juillet 2006 X X X X X x

PerspectivesEn principe, rien ne s’oppose à une mise en œuvre rapide des activités de partenariat. Il suffirait maintenant que les pays pilotes des activités de partenariat inter Etats confient des mandats clairs à des responsables de leurs administrations et que, pour chacune des activités, un groupe de travail soit formé comprenant une personne ressource par pays, les experts de l’équipe de suivi et le responsable de l’AIF. Les outils de collaboration de la BSF devraient faciliter grandement les communications entre les membres de ces groupes. Cette procédure est déjà opérationnelle dans les cinq autres régions de la Francophonie.

Les objectifs et les résultats attendus d’une activité de partenariat sur une thématique donnée doivent répondre aux attentes de l’ensemble des pays concernés. C’est peut-être cette condition qui rend difficile la mise en œuvre des activités compte-tenu des intérêts différenciés des pays participant. Dans l’avenir, une activité ne sera pas forcément initiée et mise en œuvre par et pour l’ensemble des pays de la région. Ceci permettra à certains pays d’émerger et/ou de s’investir sur un sujet les concernant plus particulièrement. De plus, les experts du pool constituant l’équipe de suivi de la région, pourront proposer et animer des rencontres sur des thématiques portant sur l’ingénierie de systèmes de formation auxquelles seraient associées des personnes ressources des systèmes nationaux de formation professionnelle et technique.

  Résultats

Synthèse des réunions

Dates, lieux Participants Objet
Phase 1
Beyrouth (Liban), 16-21 mai 2000 M. Hervé Teisseire Mission à double objectif :·      information des autorités libanaises et des personnes ressources concernées par le programme FPT de l’Agence (accueilli favorablement par le Ministre de l’éducation M. Beydoun);

·      préparation logistique du séminaire transnational de la région : le nombre de personnes par pays membre, l’animation, la durée et le déroulement du futur séminaire, l’hébergement et la prise en charge des participants, ainsi que le lieu de la réunion ont été déterminés.

Bruxelles (Belgique),
14-15 sept. 2000
Pool multilatéral d’experts francophones Préparation de l’animation et du contenu du séminaire transnational de la région des PMM (Beyrouth, janvier 2001), organisé autour des quatre cahiers qui servent de cadres de référence au programme de FPT de l’AIF.Les outils utilisés dans les pays d’Afrique de l’ouest : documents de collecte de données pour l’enquête documentaire, fiches de profils de compétences des intervenants, outil d’animation des séminaires transnationaux, cadre de référence du dispositif de partenariat inter-états pour les PAO, site Internet dédié à la FPT, seront transférés dans la région des PMM.
Beyrouth (Liban), 15-20 janv. 2001 Répondants nationaux des six pays, équipe d’animation de la région des PMM Lors de ce séminaire transnational de concertation et d’échanges, la réflexion autour des quatre cahiers de la FPT a permis de dégager trois axes de collaboration prioritaires :1.      le renforcement ou la création d’un observatoire de l’emploi et de la formation ;

2.      les outils de l’approche par compétences (APC) ;

3.      l’examen du concept de Centre d’excellence de FPT.

La problématique de la communication par le biais d’Internet a été traitée de manière transversale et le souhait d’organiser un séminaire régional consacré à la place des technologies de l’information et de la communication dans le cadre de la FPT a été exprimé.
Un professionnel tunisien et un professionnel libanais de la FPT ont intégré le pool des personnes ressources de l’AIF.

Beyrouth (Liban), 22 janv. 2001 équipe d’animation de la région des PMM Réunion d’évaluation de l’animation, de l’organisation, de la logistique et de la modération de la réunion du 15-20 janvier 2001par l’équipe de suivi. Les leçons retenues serviront à l’organisation des prochaines réunions, notamment le séminaire de Bangui (mars 2001) pour la région des pays d’Afrique centrale.
Phase 2
Tunis (Tunisie), 4-8 fév. 2002 Groupe de liaison et équipe d’animation Réunion de programmation et de mise en opération des trois activités prioritaires définies à Beyrouth.Le travail préparatoire de la Tunisie portant sur les activités de l’observatoire de l’emploi et de l’approche par compétences a permis de structurer ces deux activités lors de la réunion du groupe de liaison.

La visite d’un centre qui applique l’approche par compétences a concentré la demande des répondants nationaux sur la manière de mettre localement en œuvre l’approche par compétences : au niveau des centres de FPT, des formateurs, de l’organisation des salles de cours, de l’évaluation des élèves, etc.

Concernant l’observatoire de l’emploi, les répondants nationaux souhaitent s’appuyer sur la connaissance du marché de l’emploi qu’ont les professionnels de la FPT de chaque pays avant de lancer des études plus approfondies. Cette approche devrait permettre aux observatoires d’identifier les informations essentielles sur les besoins du marché du travail et d’impliquer les responsables de la FPT dans la définition de l’offre de formation.

Au Maroc, des centres d’excellence de formation professionnelle et technique ont été développés, dont le management et le contenu des programmes répondent aux attentes des entreprises locales. L’intérêt des autres pays de la région pour ces centres a permis d’amorcer un projet de jumelage entre les centres du Maroc et un centre de FPT par pays : l’objectif et les résultats attendus ont été proposés.

En définitive, les quatre activités suivantes ont été planifiées :

1.      ingénierie de l’approche par compétences ;

2.      observation du marché de l’emploi ;

3.      transfert d’expertise sur les centres d’excellence ;

4.      mise en place du portail régional de la base des savoirs francophones.

Québec (Canada),
21-26 oct. 2002
équipe de suivi Profitant d’une rencontre des experts du pool multilatéral tenue à Québec en octobre 2003, quelques experts contenu de la région des PMM ont tenu une réunion informelle de suivi des activités. L’organisation des activités retenues à Tunis en février 2002 a été relancée avec l’attribution précise des tâches à certains membres.
Beyrouth (Liban), 10-14 mars 2003 Groupe de liaison (Djibouti, Liban, Maroc, Mauritanie) Cette réunion a abouti aux résultats suivants :1.      redéfinition des attentes des répondants nationaux, grâce à une auto-évaluation

2.      plan de mise en œuvre de la BSF ;

3.      relecture et précision des contenus des activités prioritaires ;

4.      projection d’un accord cadre entre les pays.

Tunis-Le Caire
1-6 déc. 2003
équipe de suivi
Répondants nationaux
Cette réunion a permis :

  1. rencontrer et informer le nouveau répondant national de Tunisie sur le projet AIF
  2. finaliser et programmer l’activité de partenariat portant sur l’APC avec l’équipe nationale tunisienne
  3. relancer le projet d’activité portant sur l’Observation de l’emploi et de la formation et constituer un Comité de pilotage
  4. au Caire, informer les éventuels membres de l’équipe nationale sur les objectifs du projet et  prendre en compte les particularités su système de FPT égyptien
Phase 3
Tunis
25 fév. – 2 mars 2004
Experts des six pays de la région Activité de partenariat portant sur l’implantation de l’APC (difficultés et défis)
Nouakchott
20-24 mars 2005
équipe de suivi
équipe nationale
Rencontre de formation de l’équipe nationale de Mauritanie :

  1. information et formation des membres de l’équipe nationale sur les objectifs du projet et sur le cadre de référence de même que sur les outils BSF
  2. analyse de l’état de développement du système de FPT mauritanien en relation avec le cadre de référence et identification des priorités d’assistance (deux nouvelles activités spécifiques aux besoins de la Mauritanie ont été rédigées)
Paris
19-21 décembre 2005
Groupe de liaison Cette réunion a abouti aux résultats suivants :

  1. planification d’une conférence ministérielle en 2006
  2. proposition d’une thématique prioritaire pour la conférence et planification d’une rencontre d’experts pour produire un cahier d’orientations
  3. formation de 4 comités de pilotage pour la préparation des activités planifiées
  4. plan de travail pour 2006
Paris 2006 Experts OIFRépondants nationaux ou experts pays en charge de la FPT ·    Les sujets de la thématique à développer dans le Document d’Orientation à présenter aux Ministres, lors de la Conférence Régionale, sont bien ciblés ;·    Le canevas du Document d’Orientation qui devra être travaillé, lors de l’Atelier thématique du groupe de liaison, est élaboré ;

·    Les TDR de l’Atelier thématique du groupe de liaison sont arrêtés.

Beyrouth mai  2006 Coordination : M. Hervé Teisseire.Experts OIF et pays +

répondants nationaux

·    Finalisation et exploitation les documents pays harmonisés ;·    Rédaction d’un document d’orientation sur « La formation professionnelle, un outil pour favoriser l’insertion des jeunes déscolarisés » :

·    Finalisation du projet de convention-cadre, projet soumis aux ministres pour signature lors de la conférence

·    Organisation de la conférence ministérielle : TDR, documents à diffuser, cahier des charges, logistique.

Rabat juillet 2006 Coordination : M. Hervé Teisseire.Experts OIF et pays +

répondants nationaux

·    Uniformisation de la présentation des documents pays sur les jeunes déscolarisés·    Production  d’un document de réflexion sur « La formation professionnelle, un outil pour favoriser l’insertion des jeunes déscolarisés » dans la région ANMO

·    Finalisation de la convention cadre en langue française et en langue arabe à présenter aux ministres chargés de la FPT  pour signature

·    Production du texte de convention spécifique applicable à toute activité de partenariat

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