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Partenariat Inter Etats Afrique centrale et Océan indien

Description
Depuis 2002, les répondants nationaux de la région d’Afrique Centrale (Burundi, Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée Equatoriale, Madagascar, R.D.Congo, Rwanda, Tchad) ont défini quatre activités de partenariat :
  1. Contribuer au développement de la méthode de « l’approche programme » dans la mise en œuvre des politiques nationales de la FPT
  2. Elaborer un argumentaire pour sensibiliser l’administration à légiférer en faveur d’une plus grande autonomie des centres de formation
  3. Le pilotage de l’offre de formation selon les besoins du marché du travail
  4. Démultiplier l’approche par compétence au niveau des centres de formation de la FPT
En plus de la mise en oeuvre de ces quatre activités de partenariat, deux activités nationales se sont organisées en RCA autour d’ateliers d’information sur le thème de l’ingénierie de formation (Bangui, nov. 2005) et sur le thème de l’approche programme dans les politiques de FPT (Bangui, avril 2006).
En 2004, la région PAC s’est agrandit de quatre pays appartenant à la région initialement dénommée « Pays insulaires »: les Seychelles, l’île Maurice, les Comores et la Réunion qui ont été rebaptisés pays de l’Océan Indien (OI). Depuis, la région est devenue la région Afrique Centrale-Océan Indien (PAC OI)
La programmation pour pérenniser le partenariat inter-Etat s’est concrétisé par l’organisation en 2004 de la conférence des ministres en charge de la FPT dans les pays PAC (Brazzaville, juin 2004) puis, en 2005, dans les pays de l’Océan Indien (Mahé, Seychelles, 25-30 septembre 2005). La signature d’un accord-cadre pour les pays PAC et les pays OI est en cours de négociation. Pour répondre à un article de la convention cadre, les équipes nationales de quatre pays ont été constitués et ont travaillés sur des projets nationaux avec l’objectif de souder les acteurs de la FPT autour de projets nationaux prioritaires
  Activités
 Quatre types d’actions ont eu cours dans les PAC OI pilotées par les réunions annuelles des répondants nationaux: la mise en oeuvre des activités de partenariat régionales, l’organisation et la définition du contenus des conférences des ministres en charge de la FPT, la constitution et la réunion des équipes nationales et les ateliers d’information à portée nationale.

1. Les activités de partenariat régional
Entre 2002 et 2006, les répondants nationaux ont définit les objectifs des 4 activités de partenariat de manière à les contextualiser à leur situation nationale particulière. Leurs objectifs se définissent ainsi:
1)      Connaître et comprendre la méthode de « l’approche programme » utilisée par les partenaires techniques et financiers au développement. Cette approche permet la réforme des système de FPT en assurant une meilleure transparence de la gestion et en augmentant l’efficience du système par une politique orientée sur les résultats.
2)      L’activité qui vise à élaborer un argumentaire pour sensibiliser l’administration à légiférer en faveur d’une plus grande autonomie des centres de formation cherche à faciliter le développement de l’autonomie des centres au niveau de la pédagogie, de la gestion financière et de la gestion administrative.
3)      Pour l’activité du pilotage de l’offre de formation selon les besoins du marché du travail les objectifs ont été de permettre de comprendre les concepts et méthodes d’analyse du marché du travail, d’identifier les besoins de formation dans deux secteurs économiques donnés et d’établir un plan de mise en œuvre des filières de formation correspondant aux besoins du marché du travail dans les mêmes secteurs économiques.
 4)      Pour démultiplier l’approche par compétence (APC) au niveau des centres de formation de la FPT, l’objectif a été de mutualiser les expériences pour implanter et promouvoir la mise en œuvre de l’APC dans les pays participants.
  
3. Les équipes nationales et les Conférences des ministres en charge de la FPT
Depuis 2000, le projet de dispositifs régionaux de partenariat inter-Etats a pour objectif de créer un cadre pérenne de concertation et d’échanges entre les systèmes de formation professionnelle et technique.
Le dispositif a été renforcé par une convention cadre de coopération entre les états francophones d’Afrique Centrale pour le développement de la FPT approuvée à Brazzaville (Congo) en juin 2004 et à Mahé (Seychelles) en septembre 2005 par l’ensemble des pays de l’Afrique Centrale et de l’Océan Indien (OI) et en cours de signature.
Il est proposé de répondre aux engagements de l’article 4 concernant la mise en place d’une équipe nationale dont l’action couvre les domaines d’activités de l’article 2 de ladite convention.
Cette démarche implique une réflexion à conduire avec les équipes nationales sur les points suivants :
1)      l’état d’avancement du programme national de réforme du système FPT du pays ;
2)      la pertinence d’une équipe nationale de partenariat, investie dans le programme national de réforme du système FPT et chargée de rechercher des éléments de réponse par la concertation et les échanges internationaux ;
3)      l’utilisation du dispositif régional de partenariat inter états comme moyen de contribution au développement et à la mise en œuvre du programme national de réforme .
4)      une utilisation plus efficace des outils et moyens du programme de l’Agence, en particulier de l’équipe d’experts chargée du suivi et de la Base des savoirs francophones.
Dans cette optique, quatre pays ont constitué leur équipe nationale et ont conduit leur réunion (Madagascar (2004), Seychelles, RCA et Cameroun (2005)).
 4. Les ateliers d’information à l’ingénierie de formation (RCA, 2005) et à l’approche programme (RCA, avril 2006)
a) L’atelier « Ingénierie de formation » : dans le cadre de la volonté des décideurs de la FPT en RCA de renforcer le système de formation professionnelle centrafricain, un atelier a été organisé avec comme objectif de permettre aux participants d’avoir la maîtrise des concepts et des processus inhérents à l’ingénierie des systèmes de formation professionnelle et technique.
b) L’objectif pour l’atelier « Approche programme » a été de maîtriser le processus de mise en œuvre de l’approche programme pour l’élaboration des plans de développement du secteur de la FTP en permettant:.
· la maîtrise des concepts du cadre global d’ingénierie de systèmes de formation professionnelle et technique (FPT)
· la maîtriser des concepts de l’approche programme
· l’observance de la complémentarité entre approche programme et cadre global d’ingénierie de systèmes de FPT
· d’être en mesure d’adapter les concepts de l’approche programme au contexte de la RCA
· d’amorcer le processus d’élaboration d’un plan stratégique pour la FPT en RCA
  Résultats
Le programme d’appui à la FPT de l’OIF a été développé dans une démarche de recherche-action amenant périodiquement les différents acteurs à participer à la définition des outils méthodologiques, à la reformulation ou à la hiérarchisation des objectifs, voir à des inflexions stratégiques du programme.
Dans le cadre de cette démarche, les activités de partenariat se sont développées, enrichies et construites au fil des rencontres entre les professionnels de la FPT de l’ensemble des pays PAC pour s’adapter au mieux aux besoins de chacun des pays.
Les conclusions des travaux issus de l’ensemble des rencontres entre fin 2002 et début 2006 sont présentés synthétiquement ci-dessous pour chaque activité de partenariat et pour toutes autres actions du programme pour la région (Conférence ministérielles, constitution et réunion des équipes nationales, ateliers d’information).

 Les activités de partenariat

 1) L’approche programme
En 2003, une réunion a clarifié la compréhension de l’approche programme dans son application à la FPT à travers les définitions générales qu’en donnent les partenaires au développement qui l’ont mis en place et l’exemple de mise en œuvre de Madagascar.
Les pays ont indiqué la présence ou l’absence de  politique sectorielle pour la FPT sans laquelle la mise en place de l’approche programme est difficilement réalisable. A partir de ce point, chaque chargé d’activité, en fonction la situation propre à son pays, a développé une stratégie pour démultiplier les connaissances qu’il a acquise lors de cette formation.
Pour la République Centrafricaine, la réflexion autour de cette stratégie a eu comme conséquence l’organisation d’un atelier de formation sur le processus et l’application de l’approche programme pour son système de FPT à Bangui en avril 2006.
2) Autonomie des centres
Après la définition de l’activité en 2002,  le Burundi, du Tchad, de la RCA et de Québec ont présenté le type d’autonomie dont jouissent les établissements dans leur pays. A partir de ces exemples et en reprenant les concepts décrits dans le Cahier 3 « Ingénierie de formation »,  les forces et faiblesses des systèmes de l’ensemble des pays ont été analysé et des solutions respectant leur dynamique nationale et les moyens disponibles ont été proposées en 2005.
3) Pilotage de l’offre de formation avec la demande du marché du travail (Paris, déc. 05)
A partir de l’étude des cas de la filière tourisme à l’île Maurice et de la filière agro-alimentaire au Cameroun,  le mode de réponse des système de FPT à la demande du marché du travail des pays présents à Paris en 2005 (Gabon, Cameroun, Congo, Madagascar et Tchad) a été analysé au travers de la grille proposée par l’une des quatre composantes  du cadre d’ingénierie de la formation technique et professionnelle : celle du second volet intitulé « Gestion centrale de la formation ».
Les points forts et ceux à améliorer dans chacun des pays ont été structurés.
Fort de cette analyse, les cinq pays ont développé une stratégie qui leur permet d’amorcer une réponse aux besoins en main d’œuvre.
Courant 2006, le Cameroun a effectivement amorcé la stratégie discutée lors de cette réunion.
4) L’approche par compétence (APC) (Cameroun, déc. 05)
Entre 2004 et 2005, chaque pays a fait participer aux réunions concernant l’APC les responsables de la pédagogie pour préparer la réalisation des RAP (référentiel de métiers) correspondants aux différents projets nationaux . Ils ont pu ainsi dresser un état des lieux correspondant au cadre conceptuel de l’APC dans leurs pays. Puis chaque pays a formulé un projet pour la mise en œuvre de l’APC correspondant à ses besoin.
Finalement, ils ont élaboré un guide méthodologique sur une étude d’opportunité de création d’un diplôme et déterminé les outils qui participent à sa réalisation.
Les conférences ministérielles
Deux conférences ont marqué la région PAC OI, celle des ministres en charge de la FPT des pays d’Afrique centrale à Brazzaville (Congo) en juin 2004, et celle des pays de l’Océan indien à Mahé (Seychelles) en septembre 2005:
Elles ont permis de  connaître l’avis des ministres sur l’utilité du programme pour les pays présents, de recevoir leurs recommandations pour une meilleure utilisation des moyens mis en oeuvre par l’Agence dans ce programme, et enfin d’avoir confirmation de l’engagement politique des Etats à poursuivre leurs échanges par l’établissement d’une convention-cadre de coopération régionale.

Les réunions des équipes nationales

 Le dispositif de partenariat inter-Etat a été renforcé par une convention cadre de coopération lors des deux conférences ministérielles.
Il est proposé de répondre aux engagements de l’article 4 concernant la mise en place d’une équipe nationale dont l’action couvre les domaines d’activités de l’article 2 de ladite convention.
Cette démarche implique une réflexion à conduire avec les équipes nationales sur les points suivants :
1) l’état d’avancement du programme national de réforme du système FPT du pays ;
2) la pertinence d’une équipe nationale de partenariat, investie dans le programme national de réforme du système FPT et chargée de rechercher des éléments de réponse par la concertation et les échanges internationaux ;
3) l’utilisation du dispositif régional de partenariat inter états comme moyen de contribution au développement et à la mise en œuvre du programme national de réforme .
4) une utilisation plus efficace des outils et moyens du programme de l’OIF, en particulier de l’équipe d’experts chargée du suivi et de la Base des savoirs francophones.
Trois réunions pour les équipes nationales ont eu lieu en 2005 dans la région PAC : celle des Seychelles (sept.2005),  de la République Centrafricaine (nov. 2005) et du Cameroun (déc. 2005).
Ces trois rencontres ont eu comme résultats communs d’avoir élaboré une stratégie nationale de concertation et d’échanges  au service du programme national de réforme propre à chacun des pays :
Aux Seychelles, les participants ont défini un cadre de concertation et d’échange structuré autour du cadre d’ingénierie de la FPT. En s’appropriant les quatre cahiers qui structurent le document d’ingénierie de formation, ils ont structuré et de priorisé les aspects problématiques de leur système de FPT. Ils ont pu faire le constat d’un manque de dialogue et de connaissances entre les écoles techniques et professionnelles et les entreprises.
De ce cadre de concertation, la priorité dégagée par l’équipe seychelloises concerne la création d’une instance nationale de concertation système de FPT et le milieu professionnel.
En établissant les objectifs et les résultats attendus de cette priorité, l’équipe nationale a positionné les outils et le rôle et le type d’accompagnement de l’AIF.
En utilisant la même méthode de travail qu’aux Seychelles, l’équipe nationale de la République Centrafricaine a élaboré une stratégie de la FTP en République Centrafricaine. Cette priorité répond au contexte post-conflit que vit le pays. L’équipe nationale s’est mise en place pour contribuer à la redynamisation du système Centrafricain de la FTP à tous les niveaux (pilotage, gestion administrative, mise en œuvre et suivi).
Au Cameroun, l’équipe nationale a déterminé 19 priorités pour mener la refonte de son système FPT dont la première est la création d’une structure de concertation de suivi et de coordination nationale des activités de la FPT
Le rôle de l’équipe nationale de partenariat dans la définition et la mise en œuvre des politiques de FPT a été défini et  le cadre préliminaire de la démarche d’action établi (objectifs, résultats, tâches, indicateurs d’évaluation).
L’atelier Ingénierie de formation en République Centrafricaine (RCA)
Suite à la conférence ministérielle de Brazzaville en 2004, la RCA a fait parvenir à l’OIF une demande de formation sur le cadre d’ingénierie pour la formation professionnelle. Ce cadre est un document divisé en quatre composantes qui structure le système de la FPT. Il a été élaboré en 2001 par le ministère de la FPT au Québec-Canada dans le cadre du programme d’appui à la FPT de l’OIF.
Onze cadres des ministères concernés par la FPT se sont appropriés les concepts du cadre global d’ingénierie des systèmes de formation. En application des concepts appropriés, ils ont réalisé un diagnostic de la situation de la FPT en Centrafrique au regard des quatre composantes du cadre global.
Partants du diagnostic, ils ont identifié les principales actions pouvant contribuer à la mise à niveau du système FTP Centrafricain.
Fort du diagnostic qu’ils ont réalisé, des objectifs et actions qu’ils ont définis et de l’identification des acteurs et de leurs rôles, les participants ont décidé de s’engager dans la préparation d’un atelier national de concertation pour la lancement d’une stratégie de FPT en Centrafrique qui inclut les modalités d’organisation de l’atelier de concertation, les activités à réaliser, les responsabilités de mise en œuvre et le calendrier de réalisation.
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