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Guinée

En 2016-2017, l’appui de l’OIF vise :

1. en 2016, un appui à la participation à l’élaboration d’un Plan décennal pour le développement de la FPT (2015-2022) en organisant l’offre de formation professionnelle dans un secteur économique, celui de l’artisanat (5 ateliers de mars à novembre). Les outils et la méthodologie pourront être transférés par les guinéens sur l’ensemble de la formation professionnelle des secteurs porteurs ;

2. en 2017, un transfert d’expertise pour l’élaboration d’une approche de l’APC adaptée au secteur de l’artisanat et à son mode d’apprentissage: formation-action fondée sur une formation qui vise un métier considéré comme porteur d’emploi et définit dans le diagnostic du plan décennal.

L’appui de l’OIF se concentre sur le transfert d’outils et de compétences pour que le Ministère de l’enseignement technique, de la formation professionnelle, de l’emploi et du travail (METFPET) puisse élaborer une offre de formation professionnelle pour le secteur de l’artisanat urbain et péri-urbain de la Guinée qui représente 300 000 maîtres artisans et environs 900 000 apprentis dans 105 corps de métiers présents dans l’artisanat utilitaire (90% des métiers du BTP, de production de biens), de service (tous métiers en lien avec les réparations, maintenance) et d’art dont l’hôtellerie et le tourisme. L’amélioration de la productivité et de l’emploi dans le secteur informel de l’économie est l’une des priorités du gouvernement.

Actions de l’OIF – Quoi ?

Accompagner et encadrer 10 cadres du Ministère en charge de la formation professionnelle (METFPET), 5 cadres du Ministère de l’hôtellerie/Tourisme et de l’artisanat (MHTA) et 10 représentants de la Fédération nationale de l’artisanat guinéen (FENAG) qui représente 150 000 maîtres artisans sur l’ensemble du territoire pour qu’ils soient en mesure de rédiger une stratégie d’offre de formation pour les maîtres artisans et les apprentis. L’expertise de l’OIF permet à la Guinée de structurer ce programme cadre qui prend en compte l’existant en termes de la FPT initiale, la structure de l’économie (les secteurs porteurs) et la structure des emplois. Dans les métiers porteurs, il définira les niveaux de qualifications. Enfin, il déterminera la mise en œuvre de la formation professionnelle.

Comment ?

Avec le concours d’un expert béninois et d’un expert suisse pris en charge par l’OIF, il s’agit d’élaborer un partenariat entre le Ministère et les représentants de l’artisanat pour élaborer une stratégie pérenne dont l’organisation et le financement relèvent des deux parties. Pour compléter le financement, ce programme-cadre sera présenté au premier trimestre 2017 à l’ensemble des ministères guinéens concernés par la formation professionnelle (Ministère des finances, de l’économie, des mines, de l’agriculture, de l’énergie, des travaux publics) et à l’ensemble des partenaires techniques et financiers actifs dans l’économie et la FPT.

Financement de l’OIF

Le coût de l’appui de l’OIF pour la Guinée en 2016 est évalué à 120 000 € dont 40% pour l’expertise, 40% pour les frais locaux des ateliers (déplacements des participants, mise en place des recueils de données sur la FPT, déjeuners, bureautique) et 20% pour les représentants des artisans (déplacements des artisans et mise en place des recueils de données sur l’emploi dans l’artisanat).

Impact ?

Outre l’amélioration des qualifications des maîtres artisans et des apprentis, la démarche vise la mise en place d’un partenariat entre l’Etat et l’économie mais aussi entre les actions des ministères et des PTFs. Cette cohérence est un atout pour pérenniser une formation professionnelle à long terme.

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